Un nouveau programme pour la saison 2018-2019 :

Ateliers "Yoga en partage"

Souvent, on ne connaît du yoga que les postures. Mais le yoga, c'est tellement plus que ça... C'est un chemin de transformation, un "art de soi" comme l'écrit Philippe Filliot.

 

Si nous nous faisons le cadeau d'emprunter ce chemin millénaire, une profonde mutation se fait, qui nous mène à l'épanouissement de notre vraie nature. Plus qu'un processus de réconciliation intérieure, il s'agit d'une union intime avec notre nature essentielle, décrite dans les textes anciens de l'Inde comme étant "sat-cit-ânanda" termes sanscrits que l'on peut traduire par "être-conscience-félicité".

 

Le yoga en tant que but et chemin de libération, nous affirme qu'il est possible ici et maintenant de nous affranchir de la souffrance. Dans les Yoga-Sûtra de Patanjali, recueil d'enseignement faisant partie des trésors de sagesse de l'Inde ancienne, différents moyens d'action sont proposés à celui qui veut avancer vers la libération. Les âsana (postures) en font partie, mais Patanjali nous propose également un art d'être en relation harmonieuse avec les autres (yama) et avec soi (niyama), afin de pouvoir continuer à cheminer vers la source de L’Être.

 

C'est ce que je vous invite à découvrir ou approfondir cette année, dans les ateliers "Yoga en partage" :

  • Un temps de lecture, découverte, chant autour des Yoga-Sûtra
  • Un temps d'échange, afin de partager nos lumières, nos créativités, dans la mise en oeuvre au quotidien de cet enseignement dont les cadeaux inestimables s'adressent à chacun(e). Il s'agit avant tout d'une invitation à expérimenter ces outils, à vivre notre vie et non la "penser".
  • Un temps de pratique, avec une séance de yoga guidée pour vivre au coeur du corps l'expérience du yoga.

Samedi 16 février 2019 : "Aparigraha"

       YS, II 39 : aparigraha-sthaîrye janma kathamtâ-sambodhah

 

" Celui qui se désintéresse de l'acquisition de biens inutiles

connaît la signification de la vie"

(Traduction de Françoise Mazet)

                                     

Aparigraha est traduit par : "non-convoitise, absence d'avidité, se contenter de ce que l'on possède, ne pas être dans l'accumulation de biens, ne pas prendre plus que ce qui est juste"

 

Nous vivons dans une vision matérialiste du succès et de la sécurité, vision dans laquelle le bonheur est souvent associé au nombre de biens que nous possédons : voiture, maison, piscine, etc...

Dans cette optique, la quête du bonheur dépend de notre capacité à acquérir ceci ou cela, et la liste s'allonge au fur et à mesure des acquisitions : en effet, le désir étant par nature infini, la maison acquise peut laisser place au désir d'une seconde résidence, le jardin donne envie d'une piscine, la voiture peut s'éclipser devant le rêve d'une voiture plus neuve, plus belle, plus performante...

Toute la communication de la société de consommation joue sur cet infini de nos désirs, qui nous pousse presque malgré nous à vouloir toujours plus, et nous fait croire que seulement en acquérant ceci ou cela... nous serons enfin comblé(e)s.

Or, rien de ce que nous pouvons acquérir ne nous donne ce à quoi nous aspirons réellement. Rien ne comble notre soif d'infini, si ce n'est l'infini lui-même... que nous cherchons dans le fini.

 

"Tout comme le souffle nous nourrit, la vie nous comble aussi sous forme de maison, de relations, d'habitudes sources de confort, de croyances, d'opinions et images de nous-mêmes. Nous en sommes nourris jusqu'à ce que nous devenions attachés à toutes ces choses, souvent de manière inconsciente; ensuite cela devient source de perturbation à cause d'attentes, de critiques, de déceptions, et cela simplement parce que nous oublions de faire confiance à la vie, d'inspirer et d'expirer, de lâcher prise. Comme le souffle lorsqu'il est retenu trop longtemps, les choses qui nous comblent et nous nourrissent peuvent devenir toxiques.

Aparigraha nous invite à entrer dans le jeu de la vie, l'expérience pleine et intime du moment présent, puis à lâcher prise pour que ce qui vient ensuite puisse advenir."

(Deborah Adele : The Yamas and Niyamas, exploring yoga's ethical practice - Traduction libre)

 

Dans cette matinée, nous découvrirons comment l'écoute du souffle peut nous apprendre à lâcher prise sur l'inutile, en nous laissant traverser et pleinement nourrir par la vie. Cette attitude, dans laquelle inspir/accueillir, et expir/laisser aller, sont d'égale importance, peut se vivre sur le tapis de yoga dans l'expérience des postures, mais également dans chaque moment de notre vie quotidienne.

Tarif : 15€/adhérents de l'association "Yoga pour Tous"

         20€/Non adhérents

Quand ? Un samedi par mois sur Aramon, de 9h à 12h 

Inscription préalable demandée : contact